Hausse des loyers à Drummondville : une réalité encore plus dure pour les personnes handicapées
La crise du logement frappe durement Drummondville. Selon un article récent du Vingt55, appuyé par les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et les analyses du FRAPRU, les loyers ont augmenté de 13,6 % en un an, alors que le taux de logements inoccupés demeure très bas, à 1,8 %. Cette situation plonge de plus en plus de ménages dans la précarité. Pour les personnes handicapées, les impacts sont encore plus marqués.
Le FRAPRU rappelle qu’un logement est considéré abordable lorsqu’il ne dépasse pas 30 % du revenu. À Drummondville, une personne travaillant à temps plein au salaire minimum ne devrait donc pas payer plus de 840 $ par mois pour se loger. Pourtant, les loyers demandés dépassent largement ce seuil, atteignant parfois 1 800 $ pour un studio ou une chambre. Pour de nombreuses personnes handicapées, qui vivent avec des revenus fixes et insuffisants, ces prix rendent l’accès au logement tout simplement impossible.
La rareté des logements pose également un problème majeur. Les logements disponibles sont surtout situés dans les gammes de prix les plus élevées et sont rarement accessibles ou adaptables. Pour une personne handicapée, refuser un logement n’est pas un choix, mais une nécessité lorsque celui-ci ne répond pas à ses besoins physiques ou fonctionnels. Trop souvent, cela signifie rester dans un logement inadéquat, insalubre ou dangereux.
Cette situation accroît le risque de précarité, d’isolement et d’itinérance. Perdre son logement peut entraîner une rupture de services essentiels, une détérioration de la santé et la perte de réseaux de soutien. Dans un marché aussi tendu, se reloger devient un véritable parcours d’obstacles.
Le FRAPRU le souligne : miser sur la construction de logements chers ne réglera pas la crise. La solution passe par des investissements massifs et récurrents en logement social et communautaire, réellement abordable et accessible. Les municipalités et le gouvernement du Québec doivent poser des gestes concrets pour garantir le droit au logement, incluant le contrôle des loyers et le développement de logements sociaux adaptés et adaptables.
Pour les personnes handicapées du Centre-du-Québec, la crise du logement n’est pas qu’une question de chiffres. Elle touche directement leur autonomie, leur dignité et leur inclusion sociale.
Source : https://vingt55.ca/drummondville-frappee-par-une-nouvelle-hausse-des-loyers-de-136-des-consequences-lourdes-le-frapru-tire-la-sonnette-dalarme/
