Rétablir pleinement le Programme d’adaptation de domicile : une urgence sociale, pas un luxe
Le Programme d’adaptation de domicile (PAD) est l’un des rares leviers concrets dont dispose le Québec pour soutenir la sécurité, l’autonomie et la participation sociale des personnes en situation de handicap. Il permet de réaliser des adaptations essentielles — rampes d’accès, salles de bain adaptées, élargissement des portes, équipements sécuritaires — qui rendent possible le maintien à domicile dans des conditions dignes et sécuritaires.
Or, la suspension partielle du PAD au cours de la dernière année a eu des conséquences humaines majeures. Ce sont des personnes qui chutent, qui s’isolent, qui perdent leur autonomie de façon irréversible. Ce sont des proches aidants à bout de souffle. Ce sont des hospitalisations évitables, des placements prématurés et une atteinte directe au droit de vivre chez soi en sécurité.
Des choix budgétaires aux conséquences bien réelles
Le financement du PAD pour 2025-2026 s’est limité aux projets déjà en attente, laissant de nombreuses nouvelles demandes sans réponse. Cette situation crée un effet d’entonnoir inacceptable, où chaque mois de délai supplémentaire augmente les risques pour les personnes concernées.
La mise à jour économique de l’automne, qui annonce 20 millions de dollars additionnels sur deux ans pour stabiliser le programme, constitue un pas dans la bonne direction. Toutefois, sans rétablissement complet du PAD et sans plan clair, ces sommes ne suffiront pas à répondre aux besoins croissants ni à prévenir de nouvelles interruptions.
Une expertise fragilisée, des besoins ignorés
La suspension du programme a également fragilisé l’expertise des ergothérapeutes, pourtant essentielle pour évaluer les besoins, identifier les risques et recommander des adaptations sécuritaires et adaptées aux réalités des personnes handicapées. Sans cette expertise, les interventions perdent en cohérence, en efficacité et, surtout, en sécurité.
Chaque report, chaque gel, chaque incertitude administrative a un impact direct sur la qualité de vie des personnes. Il ne s’agit pas d’un simple enjeu de gestion, mais d’un enjeu de droits humains.
Ce que demande la pétition
La pétition déposée à l’Assemblée nationale est claire et légitime. Les signataires demandent au gouvernement du Québec :
- de rétablir pleinement le Programme d’adaptation de domicile et d’en assurer une mise en œuvre continue, en s’appuyant sur l’expertise en ergothérapie
- de publier un plan transparent de traitement des demandes, incluant des cibles claires et des délais pour réduire l’arriéré
- d’assurer la pérennité financière et opérationnelle du PAD afin d’éviter toute interruption future
Ces demandes sont raisonnables, responsables et essentielles pour garantir la sécurité, la dignité et l’autonomie des personnes en situation de handicap.
Passer à l’action maintenant
La signature de cette pétition, c’est une action simple qui permet d’envoyer une message fort au gouvernement pour qu’il ressente la pression d’une mobilisation large et soutenue.
Au ROPHCQ, nous rappelons que le maintien à domicile sécuritaire n’est pas un privilège. C’est un droit. Le PAD doit être pleinement rétabli, renforcé et protégé contre les aléas budgétaires.
Nous invitons toutes les personnes concernées, leurs proches, les organismes, les intervenantes et intervenants, ainsi que l’ensemble des citoyennes et citoyens solidaires à signer et partager cette pétition dès maintenant.
👉 Date limite pour signer : 3 mars 2026
👉 Signez et partagez la pétition ici :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-11839/index.html
Chaque signature compte. Chaque jour de retard met des personnes en danger.
Le gouvernement doit agir. Maintenant!
